Allison, technicienne à la maintenance du réseau haute tension

« Mon métier, très peu de personnes le connaissent autour de moi, souvent elles sont plutôt surprises quand j’en parle », témoigne Allison, technicienne dédiée à la maintenance du réseau électrique de RTE. Vive et résolue, elle a fait ce choix il y a cinq ans et a intégré les équipes basées sur le poste électrique de Villejust (Ile-de-France). A 23 ans, elle partage son expérience, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.
Après avoir grandi à Cergy Pontoise, Allison a fait un BTS de maintenance industrielle, en alternance chez RTE (2006-2008). Puis, elle a été embauchée à RTE sur le site de Villejust, l’un des plus gros postes électriques de transformation à haute et très haute tension (400/225/90 000 Volts). Aujourd’hui, à 23 ans, elle est la seule femme d’une équipe de 9 personnes, en charge de la maintenance du réseau de transport dans toute l’Essonne et une partie des Yvelines.
« Tout le monde me dit que je fais un métier d’homme. Moi je ne me sens pas différente. Je trouve juste que c’est un beau métier ». « J’ai moins de force que les hommes, c’est une évidence, dit-elle. Mais nous travaillons en équipe. Nous ne sommes jamais seuls ». En plus, « l’équipe est très jeune. On habite tous dans la même rue, à moins de 10 min du poste électrique, on se connaît ». Il faut savoir que cette proximité géographique avec le lieu de travail est exigée. Lorsqu’ils sont d’astreinte (2 personnes à tour de rôle, une semaine par mois), Allison et ses collègues doivent être rapidement sur place pour effectuer les dépannages d’urgence.

« En rentrant dans un poste haute tension quand on connaît pas, c’est impressionnant ». Effectivement, le site de Villejust à lui seul couvre plusieurs hectares… « et le disjoncteur sur place, c’est pas le petit truc qu’on a chez soi, il faut le voir pour comprendre ». Depuis près de 5 ans, Allison est en charge de la maintenance de ces ouvrages. Révision des disjoncteurs, entretien des transformateurs, visites régulières du poste électrique aérien… Pour exercer ce métier, « il faut aimer travailler de ses mains, être dehors en été comme en hiver, ne pas avoir peur de monter sur un échafaudage, ne pas avoir le vertige, il faut avoir le goût de la technique… », raconte Allison.
Parfois, il faut aussi faire face aux aléas. Par exemple, « un soir, j’étais d’astreinte et j’ai été appelée alors que j’étais à table, à cause du déclenchement d’un autotransformateur. En moins de 30 minutes, j’étais sur place, j’ai mis l’ouvrage hors tension et je l’ai sécurisé. Pour cela, je l’ai condamné avec un cadenas et mis à la terre. Le lendemain, j’étais sur place avec toute l’équipe, à 7h30 comme d’habitude, et on a fait les réparations ». Les procédures sont toujours les mêmes, mais chaque jour, chaque chantier se passe différemment. « Tout s’use si on n’est pas là au quotidien pour entretenir le matériel. Ça compte pour éviter les problèmes et fournir à tous l’électricité ».
« Oui, mon métier comporte des risques, mais le but est de les maîtriser. Pour cela, j’ai été formée lors de stages métier chez RTE. Je porte un bleu de travail tous les jours, avec casque, chaussures de sécurité, gants… ça me protège des risques électriques et des chutes d’objet notamment. Et quoiqu’il arrive « on n’est jamais seul sur un chantier. On est toujours 2, 3 ou 4. On s’entraide ».
En parallèle, elle confie aussi : « c’est comme ça pendant la semaine de 7h30 à 17h, mais le week-end, je m’habille comme en ville, je me maquille, je fais aussi du fitness ».
Plus tard ? « Je veux aller au dispatching ! Il se trouve que j’ai eu plusieurs occasions d’y faire des stages d’immersion, ça m’a beaucoup plus. Plus tard, je veux vraiment travailler là-bas ». Et elle ajoute : « ça me plairait aussi d’évoluer dans des équipes mixtes. Pour moi, les hommes et les femmes sont complémentaires ».

Poste électrique HT et THT de Villejust (Ile-de-France)

disjoncteur sur le poste électrique THT de Villejust

auto-transformateur sur le poste électrique THT de Villejust
En savoir plus :
- Postes électriques : qui s’en occupe ?
- Postes électriques, noeuds stratégiques du réseau
- Les chemins de l’électricité
A propos : A ce jour, en 2012, elles ne sont que deux femmes sur toute la France à occuper un poste d’agente technique d’exploitation du réseau de transport d’électricité. Plus globalement, la féminisation des effectifs chez RTE atteint aujourd’hui 20 % (cadres inclus).



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Parfois, il faut aussi faire face aux aléas. Par exemple, « un soir, j’étais d’astreinte et j’ai été appelée alors que j’étais à table, à cause du déclenchement d’un autotransformateur. En moins de 30 minutes, j’étais sur place, j’ai mis l’ouvrage hors tension et je l’ai sécurisé. Pour cela, je l’ai condamné avec un cadenas et mis à la terre. Le lendemain, j’étais sur place avec toute l’équipe, à 7h30 comme d’habitude, et on a fait les réparations ». Les procédures sont toujours les mêmes, mais chaque jour, chaque chantier se passe différemment. « Tout s’use si on n’est pas là au quotidien pour entretenir le matériel. Ça compte pour éviter les problèmes et fournir à tous l’électricité ».
Bonjour
Ma question
La personne d’astreinte RTE se rend t’elle seule dans le poste?.
[Répondre]
Bonjour,
Lorsque nous sommes appelés pour interventions de jour ou de nuit dans le cadre de l’astreinte, on se rend seul dans les postes.
Nous somme toujours deux d’astreinte, mais l’autre personne reste sur le site de Villejust ou toutes les alarmes de notre zone sont regroupés.
Bonne journée
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bjr allison
je me presente c smain, un ingenieur en maintenance des equipements HT et THT, j une experience de 7 années, j’aimerais bien tisser des liens avec des gens du metier.
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