En hélicoptère, la caméra thermique embarquée traque les « points chauds » des lignes électriques

Par Julie Rédactrice animatrice du blog

On l’appelle « le troisième œil du réseau » : la caméra thermographique infrarouge. Une grosse boule dirigeable, installée sur le flan extérieur gauche de l’hélicoptère de RTE. En vol, elle scrute les lignes électriques du réseau de transport pour détecter les « points chauds ». Les missions de repérage sont menées à bord par un pilote et deux opérateurs, qui enregistrent les relevés de la caméra. Ceux-ci sont ensuite analysés afin de planifier les réparations nécessaires sur le réseau.

Une caméra de thermographie infrarouge permet de localiser des sources de chaleur. Accrochée à l’hélicoptère, qui survole les lignes électriques HT et THT à environ 20 mètres de distance, elle détecte les « points chauds » sur le réseau de transport d’électricité.

Les « points chauds » désignent les « échauffements anormaux» des câbles électriques. Ils révèlent généralement une résistance électrique trop élevée.  En effet, lorsque les accessoires d’une ligne électrique aérienne sont endommagés pour diverses raisons (vieillissements, conditions  météorologiques, desserrage de vis, …), le courant a plus de mal à passer. La résistance au courant électrique augmente. Cette résistance crée une élévation de température. D’où le nom de « point chaud ».

Autre atout de la caméra infrarouge : elle mesure la température exacte. Plus la température du « point chaud » est élevée, plus l’intervention de maintenance nécessaire sera rapide.

L’objectif de ces visites héliportées de lignes HT et THT avec caméra thermique, est de prévenir les incidents techniques. La caméra infrarouge permet de voir ce que l’œil nu ne voit pas. Une caméra de thermographie infrarouge repère tous les « points chauds » bien avant qu’ils ne présentent un risque réel pour le fonctionnement du réseau de transport.

Ces visites de lignes avec caméra thermique sont un bon moyen pour les équipes de maintenance d’anticiper les travaux sur le réseau. C’est aussi une garantie supplémentaire pour la fiabilité du réseau de transport d’électricité et la qualité de l’alimentation électrique en France.

Environ 20% des lignes HT et THT en France (soit 20 000 km) par an sont surveillées avec cette technologie. Chacune des lignes électriques aériennes à haute et très haute tension est ainsi inspectée tous les 3 à 6 ans.

Le saviez-vous aussi ? Des visites de lignes héliportées, à vue, sont aussi organisées tous les ans sur chaque ligne du réseau de transport d’électricité en France, pour contrôler son environnement (présence de végétation) et détecter les défauts techniques apparents. Par ailleurs, des visites au sol ou montées au pylône, sont menées tous les 3, 6 ou 12 ans selon l’âge de la ligne, afin de vérifier son bon état.

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