En été, la pointe de consommation d’électricité française est à 13h

Par Julie Rédactrice animatrice du blog

Eté rime avec farniente ? Pas tant que ça vu du système électrique. Il vit des heures de pointe, chaque jour vers 13h. Et il lui faut aussi s’adapter à une demande en électricité globalement plus forte, avec l’usage croissant des climatiseurs et ventilateurs.

En été, c’est vers 13h que notre consommation électrique en France est la plus importante de la journée.

  • Notre consommation électrique monte rapidement en puissance à partir de 4 heures du matin. En effet, l’activité économique redémarre alors significativement. La journée de chacun se met en place. Du toaster à la machine à café… les équipements de la maison fonctionnent !Le maximum de consommation est atteint vers 13h.
  • L’après-midi, notre consommation électrique décroît lentement. De même, pendant la nuit jusque 3h-4h du matin. A cette heure précise, notre consommation électrique est au plus bas, l’activité du pays et des foyers aussi.
  • La consommation augmente vers 22h-23h. Des tarifs de l’électricité peuvent alors être plus attractifs. Certains en profitent pour faire fonctionner leurs machines à laver ou pour remplir leur ballon d’eau chaude à moins cher !

Observez la courbe de consommation électrique française : elle permet de visualiser cette évolution, typique d’une journée d’été (de mi-juin à fin septembre).

L’avez-vous remarqué ?  La courbe de consommation électrique en été a des caractéristiques proches de celles de la courbe en hiver.  
La principale différence : la consommation d’électricité en hiver est globalement plus importante qu’en été, et la pointe se situe à 19h. En été, il n’y a pas ou peu de reprise de la consommation électrique vers 19h. 
Nous n’avons effectivement pas ou peu besoin d’éclairage à cette heure-là, et encore moins de chauffage. L’été, les soirées sont plus agréables et se passent en terrasse. Et nous utilisons souvent moins les appareils de cuisine. Plats frais et barbecues traditionnels obligent.

Pendant l’été, notre rythme de vie influence ainsi notre consommation électrique…. mais ce n’est pas le seul critère : la température aussi a un impact.

Plus il fait chaud, plus nous utilisons climatiseurs et ventilateurs. Et donc notre consommation électrique augmente.

On dit que « la consommation électrique est sensible à la chaleur ». Les experts précisent qu’1°C en plus induit, vers 13h, une augmentation de la consommation électrique d’environ 500 Méga Watts (MW).

500 MW : c’est l’équivalent de la consommation d’électricité d’une ville comme Nantes et son agglomération d’environ 500 000 habitants.

Cette hausse de la consommation électrique avec l’augmentation de la température a tendance à s’accentuer au fil des ans, avec la multiplication des équipements dans les foyers.

Astuce conso été : pour mieux maîtriser votre consommation électrique tout en profitant des beaux jours, pensez à des gestes simples. Par exemple :

  • éteignez la climatisation dans les pièces inoccupées,
  • augmentez un peu la température de consigne de votre climatiseur, surtout vers 13h,
  • aérez votre intérieur le soir tombé.

Bel été à tous !

Et pensez à éteindre vos ventilo, ça fera du repos au système électrique aussi  !

En savoir plus :

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6 commentaires pour “En été, la pointe de consommation d’électricité française est à 13h”

  1. Bonjour,
    sympa cet article. J’aurais aimé une répartition de la consommation par région. Cela permettrait d’en déduire les lieux d’implantations de futures centrales et de la valider les existantes pour diminuer les pertes en lignes.
    Construire un EPR à Flamenville dans une région tempérée sans climatiseur et de faibles besoins de chauffage car il gèle rarement est un non sens.
    Il faudrait un EPR dans la région de Nice ou de Cannes et pour les climatiseurs des bureaux de la Défense, pourquoi pas à Neuilly sur seine.
    J’aimerai connaitre d’ailleurs cette information, quelles sont les pertes en lignes au niveau Français. Certains disent qu’il faut environ une centrale atomique pour compenser les pertes sur tout le réseau, qu’en pensez vous?

    Merci de ces informations.

    [Répondre]

    Bonjour
    La courbe de prévisions des pertes sur le réseau RTE est publiée sur le site de RTE :
    http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/vie_previ_perte2.jsp

    Pour une journée d’été, elle correspond globalement à une tranche nucléaire.
    Cordialement

    Bonjour,

    Sinon le bilan annuel RTE fait le point sur les pertes pour l’ensemble de l’année.
    Elles sont d’environ 3 pourcents sur le réseau de transport haute tension, et 3 autres pourcents sur le réseau de distribution.

    Les 3 pourcents sur le réseau de distribution sont difficilement évitables, sauf si la production est très locale ce qui n’est guère possible qu’avec le solaire intégré au bâti (mais reste encore à ce que le surcout d’une installation de petite échelle ne dépasse pas les 6% gagnés au total. Les écarts dans les subventions correspondent en tout cas à une différence de coût bien supérieure).

    Les 3 pourcents sur le réseau de transport sont en fait une valeur faible par rapport aux distances parcourus, elle est optimisée grâce au fait que les tensions sont très élevées ce qui réduits les pertes, et que les centrales principalement nucléaires sont assez équitablement réparties sur le territoire par rapport à la consommation, ce qui en moyenne minimise la distance parcourue.

    Ces pertes sont dans la majorité des cas augmentées avec l’éolien, et les parcs solaires. D’un coté, la production est injectées à moins haute tension dans le réseau (presque toutes les installations actuelles injectent d’abord sur le réseau de distribution ErDF, ce qui induit une conversion de plus. Ce point pourrait cependant être évité sur les projets d’éolien offshore de grande échelle). De l’autre, la variation de la production conduit de temps en temps à avoir de surplus, à écouler au loin, de l’autre des passage à vide, pour lesquels il faudra trouver de la puissance excédentaire ailleurs pour compenser.

    A petite échelle, ces effets ne sont pas trop critique, mais plus la production devient élevée, plus c’est net.

  2. Merci de vos précisions. Pour diminuer voir supprimer ces pertes en lignes, il me reste à rêver que les études sur la supra-conductivité aboutissent rapidement. On aurait ainsi une grande quantité d’énergie transportable sans échauffement dans de simples fils d’aluminium oxydés et donc enterrables sans soucis. Plus de pilonnes ni de gros câbles en l’air.

    [Répondre]

    oui tout à fait, Courteaux,
    ce thème de la supraconductivité devrait d’ailleurs, prendre bientôt sa place sur le blog,
    A+
    julie

    Pour la SupraConductivité, il ne faut pas rêver. Le maintien à basse température consomme nettement plus que les quelques % économisés; on ne connait pas encore de matériaux SC à température ambiante…

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