Les caprices du vent ? Le système électrique en fait son affaire
Un dispositif permet d’accueillir les énergies éolienne et photovoltaïque sur le réseau. Elles qui sont pourtant si aléatoires…
La production éolienne a été multipliée par 20 en 6 ans ! Quant au photovoltaïque, il est en pleine émergence. Incontestablement la production des énergies renouvelables est en pleine croissance…
Cela dit, sauf à être maître du vent et du soleil, qui peut prévoir le comportement d’une éolienne ou d’un panneau solaire ? Par nature, ces énergies varient selon la météo… au gré du vent et de l’ensoleillement de la région.
Aujourd’hui pourtant, les spécialistes parviennent de mieux en mieux à planifier ces variations. Et grâce à cela, RTE a lancé un dispositif innovant : il permet de suivre en temps réel la production éolienne et photovoltaïque, et même de prévoir la production éolienne.”
Une aubaine pour accueillir ces nouvelles énergies sur le réseau électrique ! Car plus on peut anticiper leur intermittence, plus le réseau est géré en sécurité.
Et c’est ainsi une énergie un peu plus verte que nous consommons chaque jour…
Le saviez-vous ? Ce dispositif est opérationnel dans 8 centres de gestion RTE en France : le Centre national d’exploitation du système à Saint-Denis et les 7 centres régionaux (Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Saint-Quentin en Yvelines).
En savoir plus
- Prévoir les énergies éolienne et photovoltaïque : communiqué RTE – nov 09
- Des réseaux intelligents pour une consommation durable
- Le Syndicat des énergies renouvelables (SER)
- L’énergie éolienne en Europe : European wind energy association (EWEA)
A propos : ce dispositif qui permet d’accueillir les énergies éolienne et photovoltaïque sur le réseau a pour nom de code : IPES. Insertion de la production éolienne et photovoltaïque dans le système électrique.




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Parallèlement à la prévision de la fluctuation des sources d’énergies renouvelables ( éolien, solaire), un autre axe majeur de recherche consiste de nos jours à maitriser plutôt cette fluctuation.Dans le domaine éolien par exemple ( dans lequel j’étudie),de nouvelles topologies de chaines de conversion à vitesse variable sont développées (Génératrice synchrone à aimant permanent, machine asynchrone à double alimentation).Ces techniques demeurent cependant à l’état de recherche et développement…
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Si effectivement les personnes qui ont contribué à développer IPES sont a féliciter, sachant que cela reste des prévisions et que en temps réel ce sont les autres mode de production qui compensent cette production éolienne totalement anarchique….
Un vrai moyen de production se mets à la disposition du réseau et là c’est l’inverse . Le réseau doit être à la disposition de l’Eolien. L’Eolien est bien une arnaque.
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Disons surtout que le peu de prévisibilité de la production éolienne oblige généralement à faire varier en face le moyen le plus rapide pour compenser, et en France c’est l’hydraulique qui ne génère aucun CO2. Pour que l’éolien soit efficace il faudrait qu’il annule des moyens thermiques, qui une grande partie du temps ne sont pas allumé.
C’est donc souvent le nucléaire qu’il faut faire varier, et le gain en CO2 est dans ce cas absolument nul. En plus quand les moyens thermique sont allumés, disons à hauteur d’1GW, si 400 MW d’éolien arrivent, la variation brutale de 1 GW à 600 MW est trop violente, et abimerait les centrales. Si au même moment le nucléaire fournit 20 GW, 400 MW est par contre proportionnellement une variation à la marge sans risque, et donc c’est encore lui qu’on va faire varier.
Bref dans le mix français, il est pratiquement impossible d’intégrer la production des éoliennes d’une manière qui réduit efficacement le CO2. Pour chaque GW d’éolienne installé, l’impact sur le CO2 est finalement minime. Par contre ajouter des centrales gaz CCGT aux rendements record de 60% divise par 3 la production de CO2 par rapport aux moyens fossiles fioul et charbon que nous utilisons encore régulièrement, et coûte moins cher que les éoliennes.
Tout ceci ce sont des données que les ingénieurs de RTE et EDF connaissent bien, mais qu’ils paraissent hésiter à contribuer à l’information du public. De peur d’apparaitre anti-renouvelables, probablement ? Pourtant vu que ce sont des éléments que pas grand monde à part eux n’est en position de percevoir, il serait utile afin que les choix énergétique des français et des décideurs soient plus informés qu’ils le fassent savoir un peu plus fort.
svp, pouvez vous m’expliquer comment ce dispositif (IPES) fonction t-il ?
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merci el amraoui de votre question,
nous allons justement publier un billet blog sur ce thème dans les tout prochains jours !
a suivre très vite donc,
à bientôt,
Julie
Bonjour, ayant passé toute ma carrière à la production, il me semble que vous diffuser de fausses informations… En effet hormis l’extraction de l’uranium, ensuite la fabrication du combustible, et surtout la production d’électricité à partir de noyaux lourds ne produit pas de CO2, contrairement à la production éolienne qui doit être doublée de turbines à combustion, turbine à gaz ou cycles combinés qui eux produisent du CO2.
Chacun a pu voir la contribution de l’éolien lors des 3 semaines de froid en début d’année 2012.
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Sur le site allemand transparency.eex on peut extraire les prédictions éoliennes à 18h30 pour le lendemain et ainsi les analyser pour les comparer aux données de production réelle fournies sur le même site. On peut faire de même sur le site irlandais (Eirgrid).
Sur eCO2mix on peut extraire (entre autres) les données de production éolienneavec un pas horaire. Où sur le site de RTE peut-on extraire avec la même résolution temporelle les valeurs prédites la veille (ou plus tôt car la programmation optimale des centrales dispatchables réclame un certain niveau d’anticipation) de ce que devrait être la production éolienne.
Je vous remercie à l’avance de votre aide.
Hubert Flocard
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