Très Haut Débit à Aurillac, ou l’aubaine de la fibre optique sur le réseau de transport d’électricité

Par Julie Rédactrice animatrice du blog

fibre-optique-reseau-transport-electricite-ardeche-drome
Pour travailler, étudier ou communiquer, l’explosion des usages du numérique appelle un Internet nouvelle génération. La Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac (CABA), a ainsi décidé de se doter de la fibre optique. Une solution déployée grâce au réseau du transport d’électricité.

Jean-Paul Nicolas, Vice-Président chargé des Techniques de Communication à Aurillac. Jacques Mézard, Président de la Communauté d'Agglomération du Bassin d'Aurillac et Sénateur, Jacques Mézard, Président de la Communauté d’Agglomération du Bassin d’Aurillac et Sénateur, et Jean-Paul Nicolas, Vice-Président chargé des Techniques de Communication.

 

Au-delà des lignes : Pour le Bassin d’Aurillac, quels sont les enjeux du numérique ?

Jacques Mézard : La préfecture d’Aurillac compte parmi les plus enclavées de France aux plans routier et ferroviaire, et la seule d’Auvergne à ne pas bénéficier du dégroupage. Ainsi, depuis 2001, nous avons voulu faire du numérique une priorité. Pour soutenir le développement des entreprises et l’attractivité du territoire, notamment auprès des jeunes.

vue d'AurillacAdl : Les réseaux de communication existants répondent-ils à vos besoins ?

Jacques Mézard : Pas tout à fait. L’Internet haut débit (jusqu’à 20 Mbits) est déjà disponible à Aurillac via l’ADSL. Cela dit, les nouveaux usages (hébergement de données, imagerie médicale, bioinformatique, jeux vidéo…) nécessitent le Très Haut Débit (jusqu’à 100 Mbits) !

En outre, il faut développer la concurrence. Dans le Cantal, le seul réseau existant est celui de France Télécom, qui loue ses fibres aux opérateurs privés. Les prix élevés bien que régulés se répercutent sur les clients locaux.
Pour autant, les opérateurs privés ne construisent pas leur propre infrastructure. Le retour sur investissement n’est pas suffisamment rapide, compte tenu de la faible densité de population.

Adl : Quelle solution a adopté Aurillac pour faciliter l’accès au Très Haut Débit ?

Jacques Mézard : La CABA a décidé de déployer un réseau public de fibre optique, en cohérence avec le Schéma régional de Très Haut Débit. Un investissement lourd de 1 millions d’euros, avec des soutiens de l’Europe et de l’Etat.

Jean-Paul Nicolas : La fibre est la technologie la plus fiable et la plus sécurisée pour assurer une montée en débit. Et son utilisation peut être ouverte aux opérateurs privés, à un coût attractif.

 

Adl : Comment s’est passé le déploiement de la fibre optique à Aurillac ?

Jean-Paul Nicolas : Pour nous, ce fut une aubaine d’apprendre que des fibres optiques étaient déployées sur le réseau du transport d’électricité… aux portes d’Aurillac !
Autrement, le seul point de raccordement possible avec la fibre optique se situait sur l’autoroute A75, à 75 km d’Aurillac ! Un tel projet n’aurait pas été réalisable pour notre Collectivité.
C’est @rteria (filiale de RTE*) qui a mis à notre disposition un boîtier de raccordement à la fibre optique sur un pylône haute tension, situé à 6 km d’Aurillac. Et la CABA l’a reliée au centre ville, en la faisant passer via son réseau souterrain d’assainissement.

En rouge : réseau du transport d’électricité entre Le Breuil et Rueyres, sur lequel est posée la fibre optique pour Aurillac.

En rouge : réseau du transport d’électricité

Fibre optique, du pylône haute tension au centre-ville d’Aurillac :  

 

Adl : Avec la fibre optique, quelles perspectives s’ouvrent pour le territoire d’Aurillac ?

Jean-Paul Nicolas : Le déploiement de la fibre optique a permis de desservir prioritairement les points névralgiques du Bassin d’Aurillac. Sites administratifs et d’enseignement, pôles de santé et zones d’activités économiques pourront disposer du Très Haut Débit.

Ce réseau de fibre est désormais ouvert à la location des opérateurs privés, ce qui va stimuler la concurrence. Ces opérateurs pourront proposer des offres Internet à un meilleur prix aux entreprises, aux services et aux particuliers desservis par le réseau déployé.

Jacques Mézard : Cet accès à la fibre optique, via le réseau du transport d’électricité, est un atout stratégique à long terme. Car ce réseau croise les « autoroutes de l’information », c’est-à-dire les grandes infrastructures de fibre optique qui maillent le territoire français.


En savoir plus sur la fibre optique :


A propos de @rteria : @rteria est une filiale de RTE, qui s’occupe de mettre en place et de gérer le réseau de fibres optiques auprès des collectivités.


Partager l'information :
 

Laissez un commentaire

Les commentaires sont visibles après validation. Quant au contenu des commentaires (véracité, objectivité ...), il n'engage que leur auteur.

> Respectez la charte des commentaires

Copyright © 2009 - RTE - Contact - Mentions légales